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Qu’est-ce que tu fais pour les vacances ?

Cet été, je ne sais pas quelle sera ta destination mais que tu partes ou non, je t’emmène découvrir la mienne. Oui, viens, je t’emmène. Non, il n’y aura pas France Gall à moins que tu aies envie de visiter le paradis blanc.

En soi, si mon aire de repos n’est pas le paradis, ça y ressemble fortement. J’ai décidé de poser mon paquetage dans un coin chaud pour m’y étendre avec un ou deux mojitos. Je ressens déjà la chaleur moite sur ma peau, le soleil qui tape, les verres qui claquent et mes pieds dans la fraîcheur d’un lac. Peut-être. Peut-être. Je ne sais pas, attends, je cherche l’image parfaite.

Une île nue et entièrement pour moi, dépourvue d’apparat, mais pas sans charme, où il ferait en moyenne 37 degrés à l’ombre, bordées de dunes à parcourir. Une immense étendue dorée, un désert, des sillons à creuser à la recherche de sable mouillé. Des oasis, les mojitos ne suffisant pas à étancher ma soif et mon envie de découverte. Tout au bout les vagues par centaines de va-et-vient entraînant avec elles des échos grondants et ronds. L’envie d’aller à leurs rencontres, m’y tremper, mélanger ma salive à leur goût salé. L’écume brûlant presque ma gorge et les traces de sel sur ma peau après le passage de l’eau.

La nuit, je regarderais silencieusement la Lune aller se coucher, m’appellant à la rejoindre, les cheveux dansant avec le vent doux qui fouetterait mon visage et mes reins et mes seins dans leurs creux. Dans les nuits noires ; les nuits blanches, les nuits d’ivresse et d’enchantement, se succédant à la paresse, le râle du corps en mouvement, du céleste et des sables mouvants.

La fraîcheur de l’aube, la chaleur montante du jour vers un nouveau lendemain dans la quête d’un désir sans fin. Et pourtant, celle-ci arrivera, à grand pas, aussi vite que tu t’approches de moi pour me maintenir aux temps suspendus avant qu’elle ne signe la fin du voyage.

Qu’est-ce que je fais pour les vacances ? Rien. Je m’en fous, je ne vais nulle part et c’est bien. Je ne vais pas visiter l’Afrique, je ne vais pas en Vendée ni dans la Creuse. Je ne verrai pas non plus de canopée. Je n’irai pas me baigner dans l’Adriatique, je n’irai pas voir de mes propres yeux L’Aiguille Creuse. (Je parle d’Etretat, je vois déjà vos yeux douteux). Non, je n’irai pas visiter de multiples contrées cet été. Pas de tarmac, pas de jet lag, pas de quai de gare, pas de valise, pas de sac. Je vais faire mieux que tout ça.

Qu’est-ce que je fais pour les vacances ? Je ne change pas d’adresse. Je n’en ressens pas le besoin. Le seul voyage que j’ai envie de faire, c’est celui de ton corps à la manière d’un chercheur méticuleux en quête d’or. Aussi, je ne vais pas nulle part, mais je vais partout sur toi, à l’intérieur de toi, dans un voyage aux couleurs de mirages qui glissent sous mes doigts.

Par @Plaquemoisurtonmur 

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