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Lettre à mon futur mari

Mon amour,

Je peux ?

D’accord, alors :

Mon amour,

Je ne te connais pas et tu me manques déjà.

Tu sais, je me perds souvent dans les mauvais bras, cherchant désespérément le chemin de tes draps.

Je me demande où tu es. Ce que tu fais. Est-ce que tu me cherches, toi aussi, ou as-tu une entière confiance en la vie ?

Je t’imagine drôle et curieux. Intéressant, intéressé. Bienveillant, prêt à donner. Je te crois aimant et loyal. Souriant, amical. Déterminé, motivant et motivé. Ambitieux et amoureux.

Je voudrais qu'on se rencontre aujourd'hui, dans l'après-midi ou même cette nuit. Qu'on refasse le monde pour qu'il n'ait plus ni queue ni tête.

On boirait du rosé jusqu'à pas d'heure, on ferait l'amour tous les quarts d'heure.

On prévoirait des voyages en sac à dos. J'écrirais des poèmes, toi tu jouerais du piano.

On est à la bourre, mon amour.

Nos amis se marient, tout autour.

Ce n'est pas forcément ce dont je rêve en premier. En fait, je me fiche que tu veuilles m'épouser.

Je voudrais seulement te trouver. Sentir en l'espace d'un baiser qu'on va s'aimer. Beaucoup s'aimer.

Que la paume de ta main soit faite pour y loger la mienne. Que le grain de ta peau sur la plage me ramène.

Qu'on y croit tous les deux, comme des gamins. Qu'on ne pense qu'à se retrouver le soir, dès le matin. Je voudrais de l'honnêteté, de la loyauté. Partager un toit sans te partager toi. Pour le moment, grande ado paumée, je galère parfois à payer mon loyer. Je me sens souvent perdue et te confonds avec d'autres dans la rue.

Et toi ? Dis, t’habites sur Paris ou à l’étranger ? Tu as voyagé ? Qui as-tu aimé ? En quoi tu crois ? Quelle douleur te broie ?

Je veux apprendre tes doutes pour mieux les disperser. Comprendre tes peines et les essuyer. Aimer tes fêlures, les réparer. Te confier mes joies, mes poids, mes croix. A deux, mon amour, ce sera moins lourd. Pour l'instant je te pense, demain, on pourra se panser.

Je voudrais t’aimer en hiver. Près d’un feu de cheminée, pilous pilous assortis. C’est Noël, énième verre de Martini. T’aimer l’été, dans notre van aménagé. Des amis fraîchement rencontrés, énième verre de rosé.

Je voudrais de l’anodin, aussi. Des soirées DVD. Un plat tout raté. Des disputes de bébés qu’on pardonne sur l’oreiller. La vaisselle entassée, trop occupés à s’aimer.

Je ne demande ni ne veux la lune. On doit s’y sentir bien seule. Moi, je voudrais une terre peuplée et pour l’instant, un seul être me manque.

Mon amour, tu dois bien exister.

Tu as dû exister.

Existes-tu toujours ?

J’espère,

un jour, te croiser.

J'espère,

que nous allons nous aimer.

Par @Lalanguependue
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