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Génération Next

Comment éviter de succomber au syndrome du ZAP en amour ?

Vous aviez peur de vous lasser en amour ? Notre génération 2.0 vous offre le packaging de la bassesse en grand. Dans ce packaging, point question d’ennui pour votre petit cœur mégalomane meurtri, mais d’une obsolescence programmée des sentiments. Bienvenue dans un monde où l’osmose amoureuse dure dix secondes.

Mais qu’en est-il des autres alors ? Que faisons-nous des romantiques attachés à des valeurs telle que la loyauté ou encore l’intégrité ? Des personnes brodées d’espoir voulant encore croire au « pour toujours jusqu’à ce que la mort nous sépare » ? Allons-nous les laisser sur le bas côté en continuant de promouvoir le bas en grand ? Allons-nous continuer cet accès grotesque à la facilité sans rien dire ?

En amour, il y a deux types de personnes : ceux qui jettent lorsque c’est abîmé, et ceux qui réparent.

1.    Ceci n’est pas une propagande pour la monogamie romantique (je jette)

Depuis la nuit des temps, on nous bassine avec des schémas amoureux comme étant les seuls exemples à suivre pour atteindre l’épanouissement ultime, cet état de béatitude grandissant et sans fin. Comme si nous étions des êtres incomplets à compléter par l’autre. Et notre génération subit spécifiquement ces deux extrêmes de plain-fouet. Les 90’, portées par la vague Disney y participent. Au moment où la cervelle est en pleine construction, c’est-à-dire entre 0 et 10 ans, nos parents pensent bien faire en nous éduquant par le biais de cassettes. Ces cassettes, différentes dans la forme mais identiques dans le fond dessinent toutes le même schéma : la princesse est promise au prince, un prince inaccessible sinon rien, qu’il s’agisse du chéri d’Arielle, de Cendrillon ou encore de la Bête, se transformant soudain en bombe atomique sans qui il est désormais impossible de vivre. Enfant, nous buvons la tasse du final amoureux grandiose où la petite fille chétive réussit finalement à gagner l’aval du beau mec pour être validée. Or, en grandissant, la réalité est décevante car bien différente. Car les êtres que nous croisons sont dominés par d’autres pensées, d’autres idéaux qui s’égarent souvent du chemin qui nous a été montré. Et le monde virtuel, désormais bien en place, l’amplifie au point de dézinguer savamment l’essence même du couple et du romantisme. En somme, les réseaux sociaux, porte parole de n’importe qui pour dire et faire n’importe quoi, propagent une nouvelle vague dont l’aspect dégueulasse convient à certains : un bordel inélégant. Et pouvons-nous en vouloir aux personnes désillusionnées ?  Je ne crois pas.

2.    Ceci est une propagande pour la monogamie romantique (je répare)

Et si nous balayions d’un geste vif tous ces schémas cul-culs pour réinventer l’amour romantique sans constructions vulgarisées ?

Vous allez me demander comment. Et comment ! En commençant par déconstruire ce qu’on sait déjà. Easy dit comme ça. Bah oui, il faut se creuser les méninges jeunes gens, et  nul besoin de s’ostraciser sur une île où il n’existe que des coquillages pour arriver à ses fins. Travail de longue haleine que de se réapprendre depuis sa base sans nier ce qui nous a porté jusqu’ici. Réapprendre donc. Avec élégance et respect. Avec loyauté et défi, le défi d’emmerder le monde extérieur, vicieux et salace. Ainsi donc, cesser de se plaindre, mais réaliser cette recette : lecture, relecture, lecture, et affin d’appliquer ces apprentissages, s’entourer de personnes cohérentes avec nos idées, et pourquoi pas s’enticher de personnes dont les réseaux sociaux importent peu, pourquoi pas des vieux ou ces beaux gosses un peu loufoques qui ont « préféré » le NOKIA T9 au smartphone par pure conscience d’eux-mêmes. Mais j’exagère, car enfin, sans choisir un chemin de vie dicté et extrême ; être fou d’une seule personne n’est pas impossible même si nous possédons quelques réseaux sociaux. Dangereux, mais pas impossible. Sans ironie, l’important est ici : il suffit de s’entourer de personnes qui nous ressemblent dans nos idéaux et notre idéal. Et même si nous ne sommes jamais à l’abris du mal, du ZAP, dites-vous bien qu’avant la création de ces tentations ambulantes et insupportables d’accessibilité, la vraie vie arrivait à séparer des couples par le biais de tentations réelles. L’amour romantique existe, et pour qu’il demeure, peut-être faudrait-il simplement moins se pencher sur nos désirs pour l’autre, mais sur notre façon commune de voir la vie.

Ceci est votre choix de propagande.

Vous pouvez désormais choisir votre opinion à suivre.

Par @Ladelicatessedesmots 

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