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5 fausses bonnes idées en temps de canicule

1. Passer sa journée dans sa voiture.

La tentation est grande avoue, et ce, même si ta caisse est une Clio 1 sans aucune option. Du moment qu’elle a la Clim, t’envisages d’y emménager définitivement. D’ailleurs tu t’es gentiment garé à l’ombre ou bien dans ton garage si t’es un thug (ou simplement que t’en as un), t’as emmené ta tablette et tu mates tranquillement Motus/BFMTV/ta voisine en train de bronzer/insère la mention utile. T’es comme un fou car tu te rends compte que tu peux aussi écouter la radio et tu t’enflammes sur des fréquences telles que France Bleu Loire Océan ou Sud Radio. Parfois tu tombes même sur une fréquence non identifiée, sans nom, avec des sons chelous. Et ça dérape quand tu te dis qu’il existe peut-être un dark side radiophonique avec des messages codés envoyés à des agents infiltrés dans leur voiture sur le périph à 18H… C’est à ce moment que tu atteins le point Godwin et que tu sais qu’il faut baisser la Clim, sous peine de voir tes neurones congelés. Et non je n’ai pas dit cryogénisés-pour-revenir-à-la-vie-dans-10-ans-quand-les-espions-automobilistes-auront-pris-le-contrôle-du-pouvoir.

2. Boire tout sauf de l’eau.

Tu l’entends partout, Eveline et ta mère te le disent en chœur : il fait chaud, il faut boire. Mais elles n’ont pas précisé quoi tellement ça leur semblait évident. Ça l’est beaucoup moins pour toi qui a décidé de battre le record du monde du mec qui tient le plus longtemps, sous plus de de 30 degrés à l’ombre en ne s’abreuvant que de coca. N’essaye pas, light ou zéro, c’est pareil : ça n’est pas de l’eau. C’est juste une question de positionnement entre le cancer et l’obésité, c’est toi qui vois ce qui te fait le plus kiffer. Evidemment, même combat, on ne boit pas que des bières les mecs. Pourquoi ? Parce que d’une, tu finis mal. Et de deux, c’est contre-productif : plus t’es bourré, plus t’as chaud. Et rappelles toi, c’est principalement l’effet qu’on cherche à enrayer.

3. Ne manger que des glaces.

On pourrait se demander ce que fout ce point, qui de prime abord ne concerne que les enfants, dans cet article destiné aux adultes. Eh bien, je ne me justifierai pas. T’as plus de 10 ans et tu passes ta journée à faire des aller-retours dans ton congelo, prêt à insérer n’importe quoi de frais dans ton corps ? Même des glaçons qui sont là depuis des années, dans un vieux bac à glaçons qui contient autant d’eau gelée que de micro-organismes ? Tu sais ceux qui n’attendent que de fondre dans ton estomac pour te rendre malade ? T’en es au point de jouer ta santé contre un rafraichissement ? Tu veux être le seul mec qui a la gastro alors que tes potes sont à la piscine ? Non, bon alors on se calme sur les glaces. Moins t’en manges, moins t’en veux et moins t’es susceptible de créer cette addiction. Tu sais, celle qui peut te pousser à lécher l’étal du poissonnier quand t’es en manque.

4. Courir tout nu à 13h dans la rue

Alors là pareil, on peut se poser des questions quant au projet, je le conçois. Mais il se justifie : t’es là et t’as à peine enfilé un vêtement qu’il est trempé de sueur. Tu t’énerves, tu accuses à la fois les USA d’accélérer le réchauffement climatique et un complot de tes glandes surrénales et tu finis par céder à la pression de te balader nu chez toi. Si en plus, petit coquinou, t’as toujours eu envie de tenter l’exhib, t’as donc laissé tes volets ouverts et du même coup, tes voisins en profiter. Oui mais voilà, si t’es à l’aise à poils, allongé en étoile dans ton canapé, le ventilo dirigé à des endroits stratégiques… Quand il faut sortir pour aller acheter des clopes, tu pourrais avoir la tentation de ne pas te rhabiller. Mais c’est là que je t’arrête tout net. Le naturisme c’est pas encore devenu aussi tendance que les handspinners. Peut-être l’année prochaine, je te tiens au jus.

5. Passer une journée à côté de la boulangère

Objectivement je suis d’accord, il n’y a aucune raison que tu passes la journée à lui tenir la grappe. Mais si tu réfléchis bien y’aurait rien de pire. La meuf est à flux tendus entre les deux choses les plus exécrables déclenchées par ce temps caniculaire. D’une part elle prise en sandwich-jeu-de-mots par la double chaleur due à la météo et au fournil. Mais en plus, elle est confrontée au deuxième truc le plus insupportable après la chaleur en elle-même (peut-être même qu’il lui vole la place de numéro un) : les gens qui en parlent. Et blabla il fait chaud… et blabla ça va encore durer 3 jours… et blabla mon mari transpire d’endroits indicibles… Bref, pour cette endurance à la torture civile, la boulangère mérite au moins la légion d’honneur.

Candice Joncour

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