AdopteUnMec.com

Sextô(t)… ou tard ?

Eloignement forcé ou amour à distance longue durée... les mots permettent de réchauffer les corps quand on ne peut pas les rapprocher. Entre amants ou amoureux, avec son crush ou avec un ami plus trop dans la friendzone, le sexting est le meilleur moyen de créer une zone d’intimité stimulante, qui sert à connaître l’autre et à développer un imaginaire ou un langage érotique commun. Et en matière de sextos, il y a autant de manières de faire - monter la température - que de moments dans la journée pour s’y mettre. Dis-moi à quelle heure tu reçois ton sexto, je te dirai son message caché.

7h54  Le poétique

Yeux à peine ouverts, soleil que l’on devine à travers les volets et cette cotonneuse sensation d'être encore enveloppé contre le sommeil : ce moment précieux (encore plus si l’on n’a plus à se dépêcher d’aller sous la douche et de courir au métro pour arriver au bureau) est propice aux mots doux. Distillez de la magie, saupoudrez de délicatesse et obtenez un sexto lyrique, de ceux qui dessinent un sourire sur le visage de son destinataire pour la journée.

(S)ex-emple (à varier selon le contexte mondial) : “Je déteste cette pandémie, mais je dis oui au tsunami : celui qui survient dès que tu entres dans la pièce et que tu serres mon corps contre le tien”.

12h33  L’affamé

Après une matinée active avec tri des mails, coups de fil, travail acharné ou préparation du banana bread du jour, nous voilà à la pause déjeuner, sacrée, dans le planning de la journée. Vos pensées s’activent, gentiment coquines, encore un peu timides (il faut garder de la concentration pour la vidéoconf’ de 14h14).

(S)ex-emple : “J’ai faim ! Ma salade est très appétissante, mais pas autant que l’idée de croquer tes joues, tes lèvres, le creux de ton cou, tout en dévorant tes yeux”.

 18h18 Le tendre

La journée touche à sa fin, si vos fesses sont encore scotchées à votre chaise de bureau, elles se projettent déjà… ailleurs. Ainsi, vos pensées s’envolent, vos envies s’activent, votre romantisme est au max. Le moment est venu de dégainer le smartphone et de partager votre sentimentalisme (non, ce n’est pas #canard, c’est juste #tropmignon).

(S)ex-emple : “plus que quelques minutes/heures/semaines avant de respirer ton odeur et d'aspirer ton coeur, je me languis.

20h45  Le teaser

Que vous soyez en apéro, encore au travail ou en virée courses du soir, le début de soirée permet de faire grimper - encore un peu plus - la température. Envoyez une photo de l’endroit où vous êtes pour planter le décor et décrivez-lui surtout celui qui se profile dans votre imaginaire. Scénarisez, osez, surprenez, c’est l'heure !

(S)ex-emple : “je suis ici - insérer photo -. Mais dans ma tête, je suis déjà sous tes draps, à caresser chaque partie de ton corps, découvrir ce qui se cache sous le jogging que tu portes depuis deux jours et embrasser chaque recoin de peau qui s’offrira à moi”. 

23h37 Le romanesque

A l’approche de minuit, tout est permis… (ou presque). Les esprits sont libérés des contraintes de la journée. On débride sa créativité et on laisse parler le Choderlos de Laclos qui sommeille en nous pour se “lier dangereusement”.

(S)ex-emple : “Nos nuits sont comme un saut dans le vide : le souffle coupé à l’idée de se jeter, l’excitation puissante de la chute et l’adrénaline qui continue une fois arrivés en bas”.

1h12 L’explicite

A cette heure-là, vos fantasmes se dessinent plus clairement. On range les tabous dans la table de chevet et on active des images plus audacieuses. Il y a de fortes chances pour que l'autre soit dans son lit, peut-être pas encore endormi, prêt à être surpris, émoustillé, excité.

(S)ex-emple : “si tu étais près de moi, là, je commencerai par *****, ensuite je m’imagine parfaitement te ******... Tu ***** sûrement, ce qui me rendrait dingue. Et dans ces cas-là, tu sais ce qui se passe : je ***** pendant que tu **********”.

Si voulez l’accompagner d’une une photo, let’s go. Préférez l’esthétisme, les jeux d’ombres, les flous volontaires, les suggestions plutôt qu’un nude trop frontal qui ne laisse de place ni à l’imagination ni au plaisir de la frustration...

Bref, sextez avec doigt(é), sextez passionné, sextez sans vous priver.

 PS : merci à celui qui a fait vibrer mon téléphone (et pas que) à coups de mots osés, de mots censurés, de mots jolis, de mots pas permis, d’allégories, de directives à distance et de limites repoussées. 

 Anne Guitteny 
back to top