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Refaire confiance à quelqu’un : challenge accepted

Que ce soit après une déception ou une tromperie, la rupture sonne souvent l’heure d’une remise en question. Du couple qu’on a formé, mais aussi de qui on est, de notre comportement, de nos attentes. Après la tristesse vient une phase où on est parfois effrayé. A l’idée d’être seul(e), de ne pas faire la rencontre que l’on souhaite, mais surtout de ne plus réussir à redonner sa confiance à quelqu’un, qui est pourtant l’étape nécessaire pour vivre une nouvelle histoire.

Pour des raisons que je vous épargne volontiers, j’ai pour ma part été trahie par un homme avec qui je vivais une histoire depuis un petit moment. On n’y est jamais préparé, c’est brutal, violent, ça secoue. Comme une montagne russe qu’on prendrait à l’envers après avoir mangé une raclette, vous l’avez ?

J’ai donc bien sûr été abattue, me répétant que j’allais avoir du mal à ouvrir de nouveau mon cœur, et surtout à croire quelqu’un. Pourtant, je suis bien décidée à ne pas laisser ma mauvaise expérience décider de mon avenir amoureux.

Je me refuse à faire des généralités

J’ai 34 ans et un passif love suffisamment rempli pour avoir plus d’une histoire drôle/pathétique à raconter à un inconnu en soirée. Passionnelle, ratée ou ennuyeuse, je me suis essayée à tous les styles. Et aucun n’a pour l’instant fonctionné. Il serait donc facile de me laisser attirer par la tentante « TOUS LES MÊMES » mais je ne veux pas tomber dans ces phrases toutes faites. Chaque humain porte ses différences, ses problèmes, ses peurs etc. Et on ne peut donc jamais comparer un homme à un autre homme sous prétexte qu’ils ont en commun… leur genre.

Je me concentre (uniquement) sur moi

Quand on est amoureux, on pense parfois à l’autre avant soi-même : on veut le surprendre, lui faire plaisir, organiser des choses ensemble… C’est stimulant et agréable, on aurait tort de s’en priver ! Mais si on mettait ce temps et cette énergie à faire la même chose pour soi ? Avant de penser à un autre homme et d’imaginer une histoire, je fais la liste de toutes les choses (et Dieu sait qu’il y en a) que je ne prends jamais le temps de faire. Passer mon permis, par exemple… mais aussi continuer à aller courir quelques fois, lire la tonne de livres glanés au cours des brocantes, garder ma nièce plus souvent… Je récupère du temps, et je le mets à profit pour m’épanouir dans les activités qui me font du bien. Je reconstruis mon estime, me retrouve, avant de me lancer dans une love story.

Je me laisse surprendre

Même si je me dis  « pas maintenant, c’est trop tôt, je ne suis pas prête, blablabla », j’accueille les rencontres imprévues et je m’ouvre à des gens même s’ils me semblent éloignés de mon univers. Parce que c’est enrichissant quoi qu’il arrive et que ça contribue à me faire avancer en définissant plus clairement ce dont j’ai envie, ce dont je ne veux plus. Je me laisse aller, je m’ouvre et on verra. Je ne suis pas obligée de me précipiter, je prends les choses comme elles viennent.

Je travaille mon enthousiasme

Les déceptions font partie de la vie, et pas seulement dans la vie amoureuse : au boulot (cette prime que vous pensiez avoir mais qui finalement...), au sein de sa famille (repensez à ce cadeau de Noël raté reçu par votre frère qui vous connaît pourtant depuis votre naissance) et même avec ses amis (vous n’avez toujours pas digéré de ne pas avoir été invité aux 40 ans de Thierry). On doit les accepter et gérer la part de frustration qu’elles génèrent. Mais surtout, on ne doit pas se laisser abattre par ces petits désenchantements. Je garde donc un mental positif et le sourire et… c’est finalement lui qui séduit. La plus belle des victoires.

Anne Guitteny, même pas peur. 

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