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Le couple en 2022

Samedi dernier, pendant une soirée avec des amis, on discutait comme toujours de nos vies respectives, quand l’attention de tous a fini par se porter sur nos chers célibataires. Et à en juger par l’air dépité qu’a suscité cette attention, forcément nous, on a eu envie de creuser !

Alors, date, pas date, coup de cœur ou coup de c*l, plan d’un soir ou d’une semaine, finalement la vraie question n’était pas vraiment là. Mais alors, où était-elle ?

En fait, il semblerait qu’en 2022, les relations sentimentales se déclinent sous d’autant de façon que le dernier nuancier Pantone. Une aubaine, quand on pense à la liberté d’être et d’expression de soi que cela peut permettre, mais qui peut aussi se transformer en calvaire, quand chacun perçoit la relation à l’autre d’une manière particulièrement singulière.

Il semblerait aussi qu’aujourd’hui le mot « couple » soit devenu non pas encore une insulte, mais presque un tabou. On n’ose plus le prononcer de peur de voir l’autre déguerpir bien plus vite qu’il ne s’est approché. On le rejette même, le considérant comme désuet, passé de mode, d’époque, et bien trop restrictif pour cette société qui ne veut plus d’étiquette, plus de règles, plus de contrainte.

Je me suis alors demandé si le couple était en train de devenir le nouveau mariage. Je me souviens que quand j’avais 20 ans, ni moi ni mes potes n’envisagions de nous unir un jour de cette façon à une personne. La vision que nous avions à l’époque du mariage était la même que celle renvoyée par le couple aujourd’hui. Quelque chose qui limite, qui restreint et qui enferme. Trop longtemps imposé par la société et subit par nos parents, grands-parents et arrières grands-parents avant eux ; nous avions eu tout le loisir étant enfants d’assister, de constater et même de subir à notre tour les dégâts que cette institution avait pu engendrer.

Alors bien évidemment, notre conception de l’amour était celle d’un amour libéré de cet engagement.

Plus on en discutait, et plus le désarroi de mes potes me touchait. Comment parvenir à s’y retrouver et surtout, comment parvenir à s’épanouir dans une relation, quand certains termes inhérents à la relation amoureuse s’en trouvent bannis ?

Après tout, que l’on soit un homme ou une femme, que l’on soit binaire ou non binaire, que l’on préfère l’amour à deux ou à plusieurs ; ne cherchons-nous pas justement la même chose ? Pourquoi le couple devrait-il forcément être réducteur, tant dans nos libertés que dans notre être ? Et quand on tombe amoureux, ne devrait-on pas se le dire, se l’écrire, se le crier à pleins poumons plutôt que de chercher des stratégies pour demeurer en apparence insensible et sans attaches, alors que l’on brûle pour l’autre de l’intérieur ?

Personnellement, j’ai connu des couples libres, des couples polyamoureux et des trios de tout âge, de tout genre et de toute origine. Et je pense sincèrement, que qui que l’on soit et que quoi que l’on veuille, il y ait toujours quelques un, quelque part, qui partagent cette même vision. Mais que nos visions, quelles qu’elles puissent être, sont faites pour être challenger et remises en question. Et que de ce fait, on ne devrait jamais se fermer totalement à quelque chose ou à quelqu’un par peur de s’y attacher, de s’y engager ou par peur de l’amour lui-même.

Par @Indécence_et_déraison

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