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La politique, c’est de la merde

À l’approche du second tour des élections présidentielles, on s’est senti pousser une conscience politique – ou plutôt apolitique – parce qu’on en a marre de se rendre aux urnes pour choisir entre une poire à lavement et un sandwich au caca. Tous les cinq ans, on se la fait mettre et on oublie, cinq ans plus tard, que des quinquagénaires en costume attendent avidement de nous la mettre encore une fois. Si Fillon le rebelle, Macron le faux « candidat antisystème » et Le Pen la crapule ont suscité les émois de la France entière ces derniers mois, nous, on vous le dit cash : on s’en branle, parce que la politique, c’est de la merde. La preuve ci-dessous.

On ne vote plus pour

 

Depuis plusieurs années, il semblerait que l’idée de voter pour quelqu’un soit devenue complètement stupide. À écouter les éditorialistes et autres spécialistes de l’enfumage généralisé, le vote utile est désormais la solution ; On nous demande plus de voter pour un tel ou un tel, mais de voter contre lui. En fait, on nous demande de voter tactique, un peu comme si l’élection présidentielle n’était qu’une sorte de Maillon faible ou Koh Lanta géant.

 

On nous prend pour des gros débiles

 

Quoi de plus absurde qu’une consigne de vote ? Je sais pas vous, mais moi je trouve que c’est un énorme foutage de gueule quand les leaders politiques, tout juste vaincus, appellent à voter pour quelqu’un qu’ils n’hésitaient pas à combattre avec rage dans les débats quelques semaines plus tôt. À croire que tous possèdent des vestes réversibles qui s’enfilent de tous les côtés. Un peu comme les Français, en fait.

 

Ça pourrit vos relations

 

En soirée, pendant une période électorale, arrive toujours un moment où l’un de vos potes ose un « alors, tu vas voter pour qui toi ? ». Si vous sentez ce moment arriver, et que la boîte de Pandore, mettez deux claques à votre pote avant qu’il ne soit trop tard. Personne n’est JAMAIS 100 % d’accord avec personne. C’est d’autant plus vrai dans un groupe de dix, vingt ou trente personnes. Ne croyez pas que les 4 pintes en happy hour ou les trois verres du Chardonnay le moins cher du rebeu en bas de chez vous que vous venez d’ingurgiter rendront vos arguments plus vrais ou vos auditeurs plus enclins à être d’accord avec vos opinions politiques. Parler politique en soirée, c’est l’assurance 1/ de faire chier tous le monde, 2/ de dégoûter votre potentielle target, et 3/ de s’embrouiller avec vos potes. CQFD.

Robin Cannone

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