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Je suis allée à un festival de films de cul

Ce week end avait lieu la 4ème édition du Festival de Films de Fesses (FFF). Je suis donc allée mater des petits culs. Mais pas n’importe lesquels, ceux sélectionnés avec sensualité par Anastasia Rachman et Maud Bambou.

Il y avait quelque chose d’un peu excitant à se réunir dans ces salles obscures. Un festival de films érotiques, on se dit que ça allèche autant que ça lèche à l’écran. De plus je n’avais jamais vu de porno au cinéma, c’est avec plaisir que j’y ai donc posé mes fesses.

Montrer du sexe décomplexé, mettre en lumière des nudités multiples et protéiformes, sortir de la séduction stéréotypée : voilà le réjouissant projet des deux cofondatrices plutôt couillues, passez-moi l’expression.

Nécessaire et engagé, ce festival ne se veut pas militant. Rattaché à aucun groupe LGBT, il oscille pourtant tranquillement entre féminisme, gay-friendlisme et body-positivisme, viens chercher bonheur. Et ça fait du bien ! Une récente étude a démontré que notre fameuse génération Y fait moins l’amour que ses précédentes. On baise moins et plus tard et pourtant on est entouré de corps nus (et parfaits), de porno en accès illimité sur le web… La pub, les médias, la 4G, ton meilleur pote qui choppe tout ce qui bouge… tout nous rappelle sans arrêt que nous sommes des êtres sexuels. Mais une sexualité, ça se construit. Au fur et à mesure des expériences et des rencontres. Il n’y a pas de règlement du désir comme le porno mainstream peut tendre à l’imposer chez ceux qui ont grandi avec. Car la génération Y est aussi la génération porno-haut débit. Celle qui a consommé des scénarios de baise improbable avant d’expérimenter le rapport au corps de l’autre.

Alors désormais, le plaisir vient en étant curieux pour les Y qui cherchent furieusement à montrer et à voir des alternatives, des images érotiques différentes. Car aujourd’hui on cherche le spasme, le frisson, le corps qui s’échauffe et l’esprit qui s’excite. On veut s’amuser, se réapproprier ses pulsions, ressentir son désir personnel et jouer avec. Ne plus se laisser berner par une libido collectivisée. Et à mon sens, c’est pourquoi ce festival de film de boule (qui chamboule) se trouve particulièrement au bon endroit, au bon moment.

Candice Joncour

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