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Étude : L'orthographe rend beau

« Je n’ai pu vous voir sans vous aimer, et chaque jour comme chaque parole a contribué, depuis, à fortifier en moi ce penchant d’abord involontaire, mais que la raison et la volonté approuvent également aujourd’hui. » écrit Alphonse de Lamartine à Mary Ann Birch, quelques jours après leur rencontre en 1819.

George Sand et Alfred de Musset, Louise Colet et Gustave Flaubert, Madame Hańska et Balzac : ces auteurs du XIXème siècle nous ont fait chavirer au rythme de leur plume en partageant leurs échanges épistolaires passionnés.

200 ans plus tard, séduire par les mots reste plus que jamais d’actualité, à quelques nuances près. L’art de l’écriture - jusqu’alors réservé aux élites lettrées - a été démocratisé par l’éducation gratuite et obligatoire ; et les échanges sont devenus beaucoup plus immédiats et instantanés avec l’arrivée des nouvelles technologies de communication.

Le langage T9, le nombre de caractères limités, les émoticônes, l’impatience (typiques de notre génération) semblent avoir un impact très négatif sur notre orthographe (+68% de fautes en 30 ans selon le Ministère de l’Éducation). L’habitude d’écrire comme nous parlons semble même avoir rendu futile la relecture.

Si un texto amoureux rédigé à la perfection pourrait tenter de rivaliser avec une lettre de Victor Hugo, un SMS rempli de fautes aura, à l’inverse, moins de chance de provoquer l’émulation.

C’est ce que démontre notre étude réalisée au mois d’octobre 2018, soulignant le lien évident entre le degré de désirabilité d’un profil et une bonne orthographe.


Une mauvaise orthographe réduirait les chances de trouver le partenaire idéal. À l’inverse, prendre le temps de bien écrire traduirait un désir réel pour son correspondant, une implication dans la découverte de l’autre.


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