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Être une femme en 2022

Parce que je ne pouvais pas m’arrêter en si bon chemin, que traiter le couple en 2022  et le fait dêtre un homme à cette même époque n’aurait pas eu de sens, sans le compléter par ce nouvel article ; je vous propose ici un nouveau tour d’horizon et quelques remises en questions.

Parce que des questions, en tant que femmes, nous en avons. Beaucoup. Et l’on nous en pose, certainement encore davantage. Des questions sur nos droits, sur cette équité qui n’est pas encore une réalité, des questions sur notre façon d’être, de vivre et d’évoluer dans une société qui évolue elle aussi, mais pas toujours comme on le souhaiterait.

Des questions aussi sur ce que l’on nous a appris et répété depuis toutes petites. Ces croyances limitantes dont on nous a rempli l’esprit et envers lesquelles on lutte encore aujourd’hui pour parvenir à s’en débarrasser.

En tant que femme, presque trentenaire, j’ai grandi en prenant exemple sur celles qui m’ont entourée. Ma mère, ma grand-mère, ma grande sœur aussi. Les femmes que j’ai vues à la télé et dans les magazines tout au long de mon enfance m’ont donné une image tronquée de la réalité, et adolescente forcément, c’est à celle-ci que j’ai eu envie de ressembler. Comment aurais-je pu y échapper quand partout autour de moi, les joues étaient creusées, les ventres plats, les décolletés plongeants, et que ma mère comptait ses calories grâce à Weight Watchers.

Alors d’accord, depuis mon adolescence et les années 2000, bien des choses ont changé. Les femmes se revendiquent libres et indépendantes, on milite, on tient tête, on s’obstine, on créé des hashtags que l’on propage comme une nuée de poudre, pour libérer la parole, et soutenir celles qui osent. On en a terminé avec la tyrannie des régimes, des corps parfaits et celle de l’épilation, désormais c’est haut et fières qu’on lève les bras face à l’opposition.

Mais pour autant, est-ce suffisant ? Non, bien sûr que non.

Ces victoires sont bien maigres et bien amères quand on ne peut toujours pas sortir de chez soi sans risquer de se faire malmener ni encore espérer le même salaire que nos congénères masculins.

Et à travers ces constats alarmants, beaucoup de femmes se trompent malheureusement d’ennemi. L’homme, dans ce qu’il représente, est pointé du doigt, désigné bien souvent comme responsable de ce patriarcat écrasant. Mais au fond, ne l’est-il pas pour lui aussi ? Secouez la boîte, et les fourmis rouges comme les fourmis noires s’affronteront jusqu’à trépas, sans se demander qui est cette main qui les a secouées.

Autre interrogation. On clame vouloir disposer de nos corps comme bon nous semble, mais sur les réseaux sociaux comme à la plage, un téton de femme ne semble toujours pas égal à un téton d’homme. La sexualisation des corps est mise en cause, à raison, mais celle-ci est-elle induite par une société déviante ou pourrait-elle être le fruit d’une nature instinctive et sauvage ; animale et primitive ?

Pire encore : finalement, n’y a-t-il pas un effet pervers et ô combien hypocrite, quand sous couvert d’une plus grande liberté de faire et de jouir de nos corps, on retrouve une ribambelle d’adolescentes copiant ce qu’elles auront vu et retenu de nos chères émissions de télé-réalité ; se mettant à vendre culottes sales, photos dénudées et jusqu’à l’eau de leur bain aux plus offrants. Un nouveau business (pourtant vieux comme le monde) voit le jour dont les victimes restent les mêmes, à la différence qu’elles sont cette fois, consentantes et volontaires.

Toutes ces questions ne sont que quelques exemples parmi une multitude de sujets sur lesquels il serait nécessaire de se pencher. Au travers de cet article qui reste une graine parmi tant d’autres, je voulais avant tout mettre en exergue cette dernière et pourtant si importante question :

À qui appartient cette main qui secoue la boîte ?

Par @Indécence_et_déraison

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