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Être infidèle, est-ce être infidèle ?

J’ai choisi ce titre volontairement provoquant pour vous aguicher et parler ensuite d’un sujet de fond qui vous a concernés, vous concerne ou vous concernera, comme la chanson de Francis Cabrel du même nom.  On a tous connu ce spasme comme si on essorait un torchon à l’intérieur de notre ventre, à l’évocation d’une autre personne qui, si elle était présente à ce moment, se prendrait tout simplement un bowling for Columbine dans la passoire. L’infidélité, il faut savoir ce que c’est, mais il faut aussi s’y préparer et apprendre à l’appeler autrement, car nous allons le voir, ce petit phénomène n’est pas aussi manichéen qu’un pitch de Men In Black.

Si on fait l’arbre généalogique du mot infidélité, on tombe (sur Victor Hugo, bien sûr, mais en vérité, on tombe TOUJOURS sur Victor Hugo si on fait un arbre généalogique, ça n’est pas donc pas extraordinaire) sur sa racine datée de l’époque où les gens mettaient des toges et mangeaient des oies rôties, à savoir :

In- préfixe privatif de quelque chose,

-Fidel : confiance

 

L’infidélité ne veut pas dire quelqu’un qui trompe un autre quelqu’un, mais que l’infidélisé n’a plus confiance en l’infidéliteur. Adresse-toi à mon avocat pour le néologisme, moi j’ai pas le temps.

Allons plus loin. Il y a deux choses qui nous chiffonnent dans le postulat de l’infidélité : la perte de confiance en l’autre et la jalousie, autant dire deux virus mutants fomentés dans les cerveaux malades des êtres humains tristes, qui transforment l’amour en un problème et nous rendent tous chiffons quand notre demi-poulet a embrassé une tierce personne.

Est-ce que c’est de notre faute ? Ou celle de la société comme aurait dit Zaz avant de se faire blanchir les dents ? On nous a appris qu’il fallait garder ses vaches, poser des clôtures  autour de chez soi et quand il s’agit d’amour, celui ou celle qui fait acte d’infidélité se croit obligé pour le faire tomber de ses nues, d’évoquer l’instinct de propriété et ce grand scandale qu’est la monogamie, car un cœur n’est pas fait pour être rempli que par un seul carburant, blablabla. A cela répondront les monogames que si ta voiture est diesel, il ne faut pas essayer d’y mettre du SP98, ce à quoi les infidèles rétorqueront qu’ils sont tout électrique et on se perdra dans le débat. Ne faisons pas ça, recentrons nous.

Jalousie, loin de moi pute borgne

L’amour est censé remplir, combler, appelez ça comme vous voulez. C’est pour cette raison qu’on aime plusieurs personnes, on aime par exemple nos parents, nos amis, nos animaux de compagnie et les Kit Kat Crunchy et personne ne dira jamais « hey, hier tu as mangé un kit kat crunchy et moi je suis ta meilleure amie, je trouve ça anormal, je suis jalouse ». Pourquoi se réjouit-on d’avoir plusieurs amis de qualité, et qu’on n’arrive pas à en faire de même pour le sentiment amoureux ? Est-ce, comme on l’a dit plus haut, à cause des clôtures, ou bien tout simplement parce qu’un amoureux, c’est comme une prépa, on doit y consacrer tout notre temps sinon c’est pas la peine, on y arrivera pas ?

Dans l’appartenance qu’engendre le sentiment amoureux, il y a un « laisser-aller ». On cherche en l’autre une rassurance et un petit coussin douillet pour entrer dans la moelleuse torpeur de la tendresse. L’amour quoi. J’ai une mauvaise nouvelle, il va falloir travailler et à partir de MAINTENANT,  trouver cette moelleuse torpeur en autarcie. Sans personne. L’autre ne serait alors qu’un plus, qu’un bonus. La confiance, le regard amoureux, la fidélité, c’est d’abord à soi qu’on se la doit. Ça c’était pour ne plus être jaloux. Maintenant, voyons le gros du dossier, la raison pour laquelle l’autre ne devrait  être à nous rien qu’à nous.

 

La différence entre le mot « contrat » et tout le reste des mots de l’univers

Il y a une notion commune entre toutes celles et ceux qui ne sont pas monogames : c’est la multiplication. Des relations charnelles pour les échangistes (ou libertins si vous êtes plutôt Mylène Farmer), de l’affection et de l’attention pour les polyamoureux, et des MST pour les musiciens. Nous en arrivons à notre question de départ : est-ce que tous ces gens sont des infidèles acceptés par la société ? Eh bien, oui, parce qu’ils sont en contrat. Et je n’aurais pas pu commencer par là parce qu’il fallait quand même vous filer l’entrée et le plat avant le dessert, mais la très bonne nouvelle comme souvent, c’est que vous ferez bien ce que vous voulez, tant que vous êtes très honnêtes avec votre ou vos partenaires. Les gens pensent souvent que Dali et ses meufs, que Sartre et ses meufs, que Robbe Grillet et ses meufs, n’ont pas dû discuter avant de s’embrasser les uns contre les autres. Bien sûr que si. Bien sûr que parfois ils étaient tristes, ou déçus, mais ils étaient en contrat, et surtout engagés les uns envers les autres. S’il y a bien quelque chose qui est désagréable en amour, c’est la frustration. Or, la frustration n’a pas lieu d’être si on est rempli d’amour par son partenaire. Et on en revient à la confiance qu’on se doit à soi-même, complétée éventuellement, en bonus, par la tendresse moelleuse que procure l’amour d’une autre petite personne qui arrive et vous RINCE de mignonnerie et qui deviendra, par période, votre unique demi-poulet, complété éventuellement, à certaines périodes de votre vie, par d’autres demi-poulets.

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